Aubépine à un style

Après la récolte des fleurs au printemps, vient le plaisir des couleurs d’automne.

Voici quelques informations de Gérard Ducerf spécialiste des plantes bio-indicatrices et comestibles :

L’aubépine peut atteindre l’âge de 500 ans voire plus. Pendant longtemps, il était planté autour des maisons et des champs pour former, avec d’autres espèces épineuses comme le l’épine noire, l’églantier et le mûrier, des haies impénétrables. L’aubépine était longtemps vénéré comme arbre protecteur. Chaque 1er juin, les romains clouaient une branche d’aubépine sur les portes de leurs étables pour chasser les esprits des maladies.

Jusqu’au 18 siècle, il existait un rituel en Europe selon lequel il fallait se faufiler ou ramper sous une arche de branches d’aubépine pour se débarrasser de ses maladies.

Aujourd’hui, l’aubépine est reconnue pour son action favorable à la régulation de la circulation sanguine. On l’utilise aussi bien en cas d’hypertension artérielle qu’en en cas de faiblesse cardiaque. Ce sont les fleurs, feuilles et fruits qui sont utilisés à cet effet mais il faut en prendre sur une longue durée pour en ressentir les bienfaits. Sans pour autant avoir à souffrir d’effets secondaires que l’aubépine a l’avantage de ne pas causer !

Utilisations culinaires

Au printemps, on peut récolter les fleurs d’aubépine au goût d’amande amère afin de parfumer des desserts, décorer des plats ou les faire sécher pour les consommer en infusion. Les jeunes feuilles se mangent en salade et parfument le vin d’aubépine, fabriqué par macération des feuilles dans du vin. Les fruits aussi s’utilisent séchés en infusion. On en fabriquait également une sorte de farine qui était mélangée à des farines de céréales dans la préparation de pains et pâtisseries.