TERRINE D’ORTIES

AUX NOISETTES

 

Hildegarde von Bingen, bénédictine qui a vécu au XIIe siècle, connue pour ses écrits sur les plantes médicinales, la considère comme sa préférée. Elle nous rappelle: ” Tu deviens ce que tu manges “. Bien étudiée pour ses principes actifs, l’ortie soigne la plupart des maux. C’est une bombe de vitamine C , 6x plus que l’orange ce qui facilite l’assimilation du fer qu’elle contient. 

 

Où ?

Pas besoin de chercher bien loin, vous la connaissez bien sûr, elle est toujours présente sur les traces de l’homme. Elle adore les terrains riches en fer et matières organiques végétales et azotées.  Selon Gérard Ducerf, botaniste et spécialiste des plantes bio-indicatrices, dont je vous recommande le guide des jeunes pousses des plantes sauvages comestibles, c’est la meilleure plante reminéralisante et la plante verte terrestre la plus riche en protéines.

Quand ?

Toujours abondante, cette plante alimentaire et médicinale pousse densément en tapis. La récolte peut se faire tout au long de l’année pour autant qu’elle refasse des jeunes pousses après avoir été coupée. Deux à trois semaines plus tard vous aurez droit à un nouveau printemps.

Comment ? 

La grande famille des Urticaceae est bien représentée de par le monde.  Il y en a deux qui m’ont laissé des douleurs cuisantes. Celle rencontrée en Grèce, l’Ortie à pilules bien brûlante, mais rien par rapport à celle rencontrée au Chili. L’Ortiga brava est particulièrement belle avec ses fleurs jaunes ( image de droite). Rien ne me permettait de voir qu’elle pouvait m’infliger de telles douleurs. Mais il y a encore plus forte encore, celle du Queensland en Australie, le Stinging tree. Fort heureusement nous ne l’avons pas rencontrée lors de notre séjour !

Même après 100 ans passés dans l’herbier, elle est encore urticante. Regardez un peu le monstre, le Dendrocnide moroides est un arbuste, dont la feuille peut atteindre 50 cm de large.

https://youtu.be/2VS69FXbjN8

La recette en vidéo